SECRETS de POLICE

 

 

◄ INTRODUCTION ►

 

Leur succès se compte en dizaine de millions d’albums vendus. C’est sans conteste le trio le plus fracassant de l’histoire du rock. Depuis sa désintégration, souhaitée par Sting en 1984, le groupeThe Police fait désormais partie de la légende et quelle légende ! Tout commence début 1977, lorsq’un américain élevé à Beyrouth, un rejeton de l’Angleterre industrielle et un corse fraichement débarqué à Londres, déboulent en parfait opportunistes sur la scène punk naissante. Ils sont alors accueillis par les huées des teen-agers enguirlandés d’épingles à nourrice et de la presse musicale, peu dupes de cette escroquerie. Près d’un an et demie, un nouveau guitariste et quelques jamaïcains plus tard, on les retrouve ambassadeurs d’une musique hybride : le reggae blanc. Le succès est au rendez-vous et de ‘Roxanne’ à ‘Every Breath You take’, il ne se démentira jamais.

La mort prématurée du groupe, laissera de par le monde des millions d’orphelins avides de reformation, prêt à s’emballer à la moindre rumeur, mais mis à part une dernière salve de concerts pour Amnesty en 1986 et un « show-case » de trois chansons en smoking (faussement improvisé lors du mariage de Sting en 1992), les ex-policemen ne rejoueront jamais ensemble !

Sauf que… Le 10 mars 2003, les américains chanceux de la chaine cablée HBO purent voir de leurs yeux ébahis ce que plus personne n’espérait : Andy Summers, Stewart Copeland & Sting, interprétant sur une même scène des standards de Police, 18 ans après ! L’événement eu lieu à New-York, lors de la cérémonie d’intronisation du groupe au Rock & Roll Hall of Fame et d’aucuns s’empressèrent d’affirmer que ce n’était que le prélude à d’autres festivités. D’ailleurs la maison de disques en profita pour ressortir l’intégralité des albums de nos flics de choc, remasterisés en très haute fidélité.

Malheureusement, il fallut vite déchanter (caramba, encore raté !). L’info n’était qu’un pétard mouillé. Certes, trois chansons jouées live par Police, cela valait le déplacement, mais, sur place, je compris l’évidence : il n’y aurait probablement jamais plus d’autres occasions de revoir sur scène nos trois (ex) chères têtes blondes. Derrière les sourires de mise de la cérémonie, l’ambiance fut glaciale. Tout commença dès les répétitions prévues sur le plateau du RRHOF, au cœur du mythique hôtel Waldorf Astoria de New-York. Le planning de ces répétitions était réglé comme du papier à musique et ne pouvait souffrir du moindre retard. Chaque groupe ou artiste avait un temps imparti très limité. L’heure dite arriva, Stewart Copeland et Andy Summers étaient bien fidèles au rendez-vous, mais pas de chanteur en vue. Histoire de souligner de façon pesante sa suprématie, Sting arriva, naturellement, avec une demi-heure de retard ! Oubliée l’atmosphère conviviale de la petite fête de la veille, l’ambiance était plombée et allait le rester. 

>>>>>  LIRE LA SUITE

 

 

[1]  [2]  [3]  [4]  [5]  [6]  Sommaire